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Le jeûne intermittent et moi

Il y a quelques temps (3 mois déjà), je vous avais partagé mon saut dans l’aventure du “jeûne”. De l’eau est passée sous les ponts et je vais pouvoir vous parler de ma relation, car non je ne vais pas vous parler de tous les soi-disant avantages du jeûne. Bien qu’en ayant une forte envie, je ne me sens pas encore vraiment à l’aise pour vous en parler.

Ici, je ne parlerai que de mon retour d’expérience par rapport à mes propres objectifs.

Rappel des fondamentaux

Malgré tout ce qu’on peut lire sur les régimes miracles, la perte de poids repose sur un mécanisme simple. Si vous mangez plus de calories que vous n’en “brûlez”, vous prendrez du poids. Au contraire, si vous en mangez moins, vous en perdrez (du poids).A présent, deux questions se posent :

  • Quelle est la meilleure stratégie qui vous demandera le moins d’efforts et/ou qui est en accord avec ce sur quoi vous êtes en mesure de concéder (changement alimentaire, hygiène de vie) ?
  • A travers la perte de poids, qu’elle est le véritable objectif ? (bien être mental, santé, apparence physique)

Pour moi, je savais qu’une stratégie de réduction de mes portions alimentaires serait vouée à l’échec. D’autre part, un déficit calorique entraîne une perte de muscle et de gras. Et mon objectif réel est de perdre du gras !

Le jeûne et la musculation, le combo gagnant

Le jeûne intermittent est régulièrement mis en avant comme stratégie pour perdre du poids. Ce n’est pas magique et la clef du succès est relativement simple. En supprimant un à deux repas par jour (16 heures ou 20 heures de jeûne), il est beaucoup plus simple d’être en déficit calorique même en mangeant beaucoup sur les repas restant.

C’est d’autant plus efficace si comme moi, vous aviez un gros petit déjeuner.

J’ai privilégie la musculation, car bien que la consommation d’énergie (calorie) soit minime par rapport à une activité cardio classique, cela l’activité de référence pour limiter voire annuler la perte de muscle.

Et le combo est vraiment efficace.

Evolution de ma perte de poids

Le jeûne et moi

Sans vous mentir, les débuts furent difficiles. Même en mettant de côté la sensation de faim inhérente au changement d’habitudes, le plus difficile fut les petites hypoglycémies lors des premières semaines. Nous ne sommes évidemment pas égaux vis à vis de ce phénomène et c’est bien ça le plus frustrant.

A présent, je suis plutôt avec cette stratégie. Alors que j’étais un fervent défenseur du petit déjeuner, je me rends compte que dans mon cas, il était vraiment superflu. Il ne m’empêchait ni d’avoir faim à 10 heures, ni de bien manger le soir.

J’ai même introduit le jeûne 20 heures (comprendre la suppression du déjeuner). Bien évidemment, cela se traduit par une augmentation des repas du soir (sans se rendre malade) et du lendemain.

Le jeûne et le sport

Le jeûne intermittent tant qu’il reste court est tout à fait compatible avec le sport à condition de manger suffisamment. En effet, les réserves de glycogène sont en principes largement suffisantes pour tenir une activité même intense.
Pour rappel, le glycogène reste la meilleure source d’énergie pour l’activité physique est stockée dans les muscles et le foie.
En cas de manque, le corps puisera dans les protéines musculaires et dans le gras.

Au final, je pense conserver le jeûne 16 heures même à la fin de ma perte de gras. J’introduirai peut-être un petit déjeuner plaisir de temps à autre le week-end.

le bullshit word

Je ne pouvais pas terminer cet article sans parler de quelque chose qui m’agace profondément. “Intermittent Fasting” / “Jeûne intermittent” sont des termes marketing promettant monts et merveilles. Des influenceurs en font la promotion en mode “no pain no gain” et des gourous le vende comme une méthode miracle permettant de soigner tous les mots.

En vérité, la “prise alimentaire limité dans le temps” ( C’est le terme utilisé dans les études scientifiques pour parler des jeûnes de moins de 24 heures ) bien qu’elle puisse être efficace dans la perte de poids dans certaines situations n’a pas démontré sa supériorité face à une diète hypocalorique classique (source).

En ce qui concerne le cancer, je vous invite à découvrir cet article.

Une second article analysant les effets du jeûne sur la santé (source) conclue très bien le désarroi des études cliniques. Ces dernières sont plutôt de mauvaises qualités du fait de l’impossibilité de faire du double aveugle et donc l’élimination du biais induit par l’effet placebo.

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